Bibracte, le casus belli helvète

Cette guerre, que l’on ne nomme pas encore la « Guerre des Gaules », sera longue, meurtrière et coûteuse.

Page en cours album prévu automne 2021

Cette fiction historique, mêlant personnages fictifs et réels, nous plonge dans les prémices de ce qui s’apprête à devenir un des plus grands conflits de l’Antiquité. Cette guerre, que l’on ne nomme pas encore la « Guerre des Gaules », sera longue, meurtrière et coûteuse. Elle modifiera à tout jamais le cadre géopolitique de l’Europe occidentale.

Avertissement :

Sur un fond historique réel, ce scénario met en scène de nombreux personnages ayant existé. Parmi eux, Lucius Vorenus et Titus Pullo. Ces derniers apparaissent sous la plume de César, durant l’année 54 avant J.-C. (César, B.G., V, 54).

 

Pour notre scénario, en - 58, au moment où débute ce récit, Titus Pullo est déjà militaire. Lucius Vorenus, en revanche, est encore un « jeune paumé » cherchant sa voie. La narration va nous montrer cette quête et son aboutissement en découvrant les raisons qui vont le pousser à rejoindre César et à suivre le pas des légions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation historique :

 En Gaule celtique, deux partis s’opposent pour l’hégémonie : le parti des Éduens, peuple puissant aux nombreux alliés, et celui des Arvernes, auxquels sont rattachées de grandes tribus comme celle des Séquanes. Les Éduens profitent depuis longtemps d’une alliance avec Rome qui les gratifie du titre honorifique « d’amis et d’alliés du peuple romain ».

 

 Vers les années 70/65 av. J.-C., les Séquanes, alors en guerre contre les Éduens, engagent des mercenaires germains. En - 63, face à cette menace, Divitiacos, le premier magistrat éduen, se rend à Rome implorer l’aide des légions contre les Germains. Mais les Romains refusent, trop occupés à ce moment-là dans leur province de Gaule transalpine avec la révolte des Allobroges menée par Catugnatos et en Italie avec celle de Catilina.

 

 Dans le même temps, Dumnorix, demi-frère de Divitiacos, conteste les penchants pro-Romains des Éduens, et conspire en secret avec d’autres puissants afin de renverser les Institutions et d’instaurer la royauté à son profit.

 

 Les Helvètes, eux, ont choisi justement à cette période, et pour des raisons encore obscures, de s’expatrier en masse vers les rives de l’Atlantique. Le passage d’une telle multitude à travers toute la Gaule ne se fera sans doute pas sans heurts. En ce début d’année -58, ils terminent leurs préparatifs. Le départ étant fixé au 28 mars, c’est une marée humaine de plus de 300 000 âmes qui va s’ébranler. Pour rejoindre leur destination, ils ont le choix entre deux routes. La plus difficile, passant par les défilés du Jura, traverse le territoire des Séquanes puis celui des Éduens. La plus facile, derrière le Rhône, passe par la province romaine. Face aux Helvètes, à Genève, les Romains ne disposent que d’une seule légion, la Xème.

Quant à César, qui est encore à Rome, il jugera dès son arrivée à Genève que cette migration est un casus belli, le prétexte qu’il espérait pour entreprendre une guerre de conquête.

 

Ces événements, associés aux ambitions personnelles de plusieurs personnages, sonnent le glas de l’indépendance gauloise.

La fiction :

Vienne, province romaine de Gaule transalpine. Dans la capitale des Gaulois Allobroges, la demeure de Marcus Vorenus, un riche marchand romain, est en effervescence. Durant la nuit, deux meurtres y ont été commis. De plus, la fille du chef éduen Diviciacos, que ce dernier avait placé sous la protection de Vorenus (et donc des Romains), a été enlevée.

Se sentant déshonoré, Marcus Vorenus envoie son fils, Lucius, sur la piste des ravisseurs, non sans avoir, au préalable, fait prêter au jeune homme un serment qui s’avèrera lourd de conséquences pour son avenir.

 

Au même moment, sur les bords du lac Léman, les Helvètes terminent les préparatifs de leur grande migration. À Bibracte, la capitale des Éduens, ignorant l’enlèvement de sa fille, Diviciacos attend avec impatience l’arrivée de son allié, le nouveau gouverneur de la province romaine. Nous sommes aux ides de mars (15 mars), et le gouverneur en question, Jules César, est encore à Rome.

Quelques personnages :

Divitiacos : noble éduen, druide et premier magistrat.

Cet homme cultivé, parlant couramment le grec et le latin, occupe, nous dit César, le premier rang en son pays en cette année 58 (il exerce les fonctions de vergobret chez les Éduens, l’équivalent du consul à Rome). Respecté et aimé du peuple il représente le parti pro-Romain chez les Éduens. Il sera un des plus fidèles partisans de l’entente avec César.

 

Dumnorix : noble éduen de haut rang, demi-frère de Divitiacos.

César nous dit de lui qu’il est très riche, habile et ambitieux, qu’il possède des revenus considérables, une nombreuse clientèle et une cavalerie personnelle.

 Politiquement opposé aux magistrats en place, dont son frère, il représente le parti hostile aux Romains. Il rêve de diriger une nation éduenne omnipotente, regroupant des alliances nouvelles et ne devant rien à Rome. César le représente comme un vulgaire ambitieux, ce qui est vrai car, pour arriver à ses fins, il donne sa mère comme épouse à un des hommes les plus puissants chez les Bituriges, il marie sa sœur et d’autres parents dans plusieurs États gaulois et prend lui-même pour femme une Helvète.

 Malgré son aspiration à être roi des Éduens, c’est un partisan d’une certaine forme de nationalisme Gaulois. Il fait partie de ces hommes lucides qui ont compris que la civilisation celtique déclinait et qu’elle n’allait pas tarder à être absorbée par ses voisins aux dents longues, Germains ou Romains. Pour demeurer indépendant et libre, un peu comme le voudra Vercingétorix 7 ans plus tard, il ne voit que la coalition des plus grandes nations Celtes, avec comme guide les Éduens et leur roi Dumnorix.

 

Catugnatos : noble gaulois du pays des Allobroges.

L’histoire nous apprend de lui qu’il fut le chef d’une révolte malheureuse face aux Romains en - 61. Après la bataille, où tous furent pris sauf lui, personne n’en entendit plus parler. Pour les besoins du scénario, nous lui attribuons ici un rôle qu’il n’a sans doute jamais tenu.

Archéologie :

C’est grâce à elle que plusieurs sites antiques sont présentés dans cet album. Vienne, Genève, l’oppidum du mont Vully (en Suisse) et bien entendu le site de Bibracte. Des éléments nouveaux de recherche sont venus compléter ces dernières années la base archéologique de cet important site, éléments que nous présentons ici en exclusivité.

Les auteurs :

 

Pour le scénario, nous retrouvons Silvio Luccisano, un habitué des scénarii historiques chez Gallia Vetus. Pour cet album, son dixième (le quatrième chez Gallia Vetus), son exigence est toujours de nous montrer l’antiquité de façon réaliste en s’appuyant sur les dernières données archéologiques.

 

Au dessin, c’est Ludovic Gobbo qui nous dévoile son talent. Il signe ici son deuxième album (le premier chez Gallia Vetus), dans un style réaliste et dynamique qui colle parfaitement au scénario. Il a su rapidement s’imprégner des exigences en matière de reconstitution archéologique, n’hésitant pas à faire et refaire certains dessins.

 

La mise en couleur est réalisée comme toujours avec brio par Frédéric Bergèse qui aborde déjà son troisième album chez Gallia Vetus. Sa palette est au service de son talent pour le plus grand plaisir de nos lecteurs. Lui aussi, comme le dessinateur, n’hésite pas à reprendre certains détails pour les

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